👉 Extrait du thriller Les Chroniques de Beaurivage – Prologue
Et si certains secrets n’avaient jamais dû être révélés…
À Biarritz, dans l’impasse Beaurivage, tout semble paisible. Pourtant, derrière les façades élégantes et les souvenirs d’enfance, quelque chose refait surface. Quelque chose d’enfoui depuis des années… et prêt à ressurgir.
Avec Les Chroniques de Beaurivage, découvrez un thriller français captivant où mystère, tension et passé trouble s’entrelacent dès les premières lignes.
👉 Lisez le prologue et entrez dans une histoire où chaque détail compte… et où les apparences sont souvent trompeuses.
PROLOGUE
IMPASSE BEAURIVAGE, BIARRITZ
Jonathan fut saisi par le hurlement perçant qui s’éleva soudainement de l’extérieur. Il laissa tomber le carton qu’il peinait à porter et courut jusqu’à la fenêtre. Là, il aperçut sa mère, Catherine, qui fuyait précipitamment le jardin de la maison voisine pour regagner leur demeure. Plus haut, sur la terrasse, Carole tentait de calmer Jane, dont les gestes nerveux trahissaient la panique.
Sans réfléchir davantage, Jonathan traversa sa chambre, zigzaguant entre les valises encore ouvertes et les malles en désordre. Il en passa le seuil à toute volée, dévala le long couloir en évitant de glisser sur le parquet fraîchement ciré, puis descendit les escaliers à toute allure. Il atteignit le bas au moment même où sa mère ouvrait violemment la porte d’entrée.
— Maman ? Qu’est-ce qui se passe ?
Catherine, haletante, ne répondit pas immédiatement. Son regard fiévreux balayait la pièce, à la recherche de quelque chose.
— As-tu vu mon sac ? lança-t-elle d’un ton sec, inhabituellement autoritaire.
Jonathan eut un mouvement de recul. Il n’avait jamais entendu sa mère parler ainsi.
— Quel sac ? Tu peux m’expliquer ce qui…
— Mon sac photo ! Tu sais, le noir, avec les poches de chaque côté !
Catherine s’agenouilla devant une malle qu’elle commença à vider sans ménagement, projetant les objets au sol sans même les regarder.
— Tu l’as rangé dans le placard de l’entrée, hier soir, lui rappela Jonathan, encore sous le choc.
Catherine bondit vers le meuble, en ouvrit brutalement les battants, et en sortit sa besace. Ses doigts tremblaient en tentant d’en ouvrir la fermeture éclair.
— Mais ce n’est pas possible… Fichue languette ! hurla-t-elle, agacée.
— Laisse-moi t’aider, proposa Jonathan en s’approchant.
— C’est bon, j’y suis. Pourvu qu’il reste assez de batterie…
Elle mit l’appareil sous tension. Le déclic sec et la sortie automatique de l’objectif confirmèrent son bon fonctionnement. Elle pointa un doigt vers son fils, l’expression grave.
— Reste ici, tu m’entends ? Ne bouge pas.
— Attends ! Maman !
Trop tard. Catherine avait déjà claqué la porte derrière elle.
Jonathan se lança à sa poursuite, traversa le perron, et déboucha dans la rue, juste à temps pour être intercepté par Alexandre, le souffle court.
— Il faut que tu viennes tout de suite ! C’est Vanessa… elle est en crise, pire que d’habitude. Elle est incontrôlable !
— Mais qu’est-ce qui se passe aujourd’hui à la fin ?!
— Viens, vite !
Ils filèrent ensemble vers la villa du 8, impasse Beaurivage.
Pendant ce temps, Catherine rejoignait ses deux amies au fond du jardin voisin. Sans perdre une seconde, elle leva son appareil et commença à mitrailler la scène. Le squelette, partiellement déterré, portait encore un uniforme scolaire décoloré et en lambeaux. Seuls la boîte crânienne et les os des mains étaient visibles. Les dents du haut avaient été arrachées, et la mâchoire inférieure manquait.
Mais c’est un détail bien précis qui attira l’œil exercé de Catherine. Quelque chose dépassait de la poche intérieure de la veste, un petit coin de plastique boueux, à peine perceptible.
— Je viens d’appeler la police, dit Jane, la voix blanche.
Carole passa son foulard. Sans protester, elle le tendit à Catherine, qui le replia soigneusement. Elle y glissa la main, comme un voleur enfilant un gant.
— Tu es sûre de ce que tu fais ? murmura Jane.
— J’ai couvert bien des scènes de guerre. On pose les questions après. Si ce que nous redoutons est vrai, nous aurons besoin de chaque détail pour comprendre… ou pour nous défendre.
Elle s’agenouilla, puis défit prudemment le bouton sale de la veste. Le sachet plastifié était bien là, coincé dans la doublure. Catherine le tira doucement, essuya la boue avec le foulard, et découvrit un papier jauni.
— « Règle numéro 1 : Ne vous fiez pas aux apparences », lut Jane à voix haute.
Un silence glacial s’abattit.
— C’est une mise en garde, souffla Catherine.
— Et si ça ne nous était pas destiné ? tenta Jane.
— Je remets tout en place. Et on se met d’accord sur la version officielle. D’accord ?
Les deux autres acquiescèrent.
— Je dirai la vérité. J’ai découvert le corps en sortant prendre l’air. J’ai crié. Vous m’avez rejointe. Fin de l’histoire.
— Parfait, approuva Catherine.
Un silence tendu s’installa à nouveau.
— Pensez-vous… que ce soit elle ? demanda Carole.
Le prénom resta suspendu dans l’air.
— Impossible, trancha Jane.
— Peut-être… mais on ne peut pas l’écarter, répondit Catherine. Son corps n’a jamais été retrouvé.
Un bruit de moteur coupa court à la conversation. Un homme remit un colis à Catherine.
— Ce paquet devait être livré en 1985. Aujourd’hui, à cette heure précise.
— De la part de qui ?
— Je ne peux pas vous le dire.
Et il repartit.
Catherine ouvrit la boîte.
À l’intérieur, le passé venait de reprendre vie.
Au loin, les sirènes de police se rapprochaient.
Et la pluie recommença à tomber.
Ce qu’elles ignoraient encore… C’est que tout avait déjà commencé.
Dix jours plus tôt.
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